• Témoignages d'enfants et d'adultes issus d'un don

 

Témoignage de Catherine

Je suis née par insémination artificielle avec donneur en 1980.

Je l'ai toujours su, rien ne m'a été caché. Mes parents avaient fait le choix de nous le dire très tôt à mon frère et à moi.  Nous avons pu en parler ensemble très librement. Il m'est arrivé de me poser des questions, comme tout le monde. Mais mon père est l'homme qui m'a désirée longtemps, aimée et élevée.

 

Témoignage de Julia

Je suis une adolescente de 15 ans et je suis née par insémination artificielle avec donneur. J'ai su dés mon plus jeune âge, comment ma conception avait été faite, je l'ai toujours bien vécu et mes parents me l'annoncent encore comme la plus grande preuve d'amour qu'ils aient pu me donner.

C'est vrai que se dire que l'on a pas le même sang que son père est un peu troublant au début mais je sais que je suis comme lui, parce que même si physiquement je ne lui ressemble pas totalement, on peut voir mon père dans mes gestes, mon comportement, ma façon d'être....

Je me suis souvent imaginée ce "donneur" qui a fait que je sois là. Je ressemble beaucoup à ma mère mais, par exemple, ma bouche n'est pas comme la sienne, alors je l'imagine sur la tête de cette personne.

Tant mieux si le donneur est anonyme, sinon combien d'enfants iraient voir un "soi-disant père" qui ne les a même pas désirés mais qui a fait le geste, surtout, pour permettre à un couple de connaître le bonheur d'avoir un enfant.

 

 

  • Témoignage de parents

Suite à un accident de la route, je suis devenu paraplégique, et cela a eu des conséquences sur ma fertilité. En effet le problème principal est l’absence d’éjaculation spontanée et donc la récupération des spermatozoïdes.

Lorsque nous avons eu envie de fonder une famille avec mon épouse et après plusieurs rencontres avec des médecins, nous avons été orientés vers le CECOS, qui a su nous guider et nous proposer plusieurs solutions afin de récupérer et congeler les spermatozoïdes. Trois tentatives de stimulation ont été nécessaires au CECOS, à l’aide d’un Ferticare (stimulateur vibrant) et d’un traitement, pour pouvoir obtenir une éjaculation. La première éjaculation obtenue a été antérograde (par voies naturelles), la seconde a été rétrograde (dans la vessie).

Le laboratoire du CECOS a pu congeler plusieurs paillettes et cela nous a permis de réaliser une FIV dans notre centre d’AMP.
Notre petit garçon a maintenant 10 mois et se porte à merveille. Ce parcours n’a pas été toujours facile, mais le jeu en vaut la chandelle !

 

Témoignage de Yann

Mon histoire commence en 1992, le jour où j'apprends que je suis stérile.... Pourtant, le désir d'enfant était fort, et devant cette fatalité,  deux possibilités s'offraient à mon épouse d'alors et à moi : soit l'adoption, soit la procréation assistée. Ma femme ayant le désir d'enfanter, et le mien de la voir me donner un enfant, nous nous penchâmes vers l'IAD qui présentait les avantages suivants : simplicité, gratuité, rapidité et confidentialité. Deux ans plus tard notre fille naissait....

Nous décidâmes que, dés qu'elle serait en âge de comprendre, nous lui expliquerions comment elle avait été conçue, sachant que ma stérilité avait été révélée à un grand nombre de personnes de ma famille et mon entourage, il était hors de question que cela reste "secret". Et aujourd'hui, c'est donc sans tabou, sans non-dit, que nous pouvons discuter de la stérilité en général ou d'autres problêmes auxquels elle pourrait être confrontée en particulier.

En revanche, je me suis rendu compte, à mesure des différentes discussions que j'ai pu avoir avec des personnes auxquelles j'ai révélé ma stérilité, que très peu d'entres elles connaissaient les difficultés que peuvent rencontrer les couples stériles, et bien sur, encore moins les CECOS. Les couples stériles sont donc des vecteurs de "promotion" des dons de sperme auprès de leur entourage qui, dés lors qu'ils sont au courant, se sent concerné par le problême : l'anonymat rendant souvent la chose plus facile.